Les traces biométriques


Depuis 2004, la CNIL a adopté plusieurs autorisations uniques et de nombreuses autorisations ou avis spécifiques en matière de traitements biométriques. Historiquement, elle a fondé sa doctrine en la matière sur la distinction entre les biométries dites « à trace » et les biométries dites « sans trace ». Certaines caractéristiques physiques laissent en effet des traces (par exemple, une empreinte digitale laissée sur un verre) qui peuvent être facilement ré- cupérées à l’insu des personnes concernées. Le traitement biométrique de ces données présente donc des risques élevés pour les personnes. Partant de ce constat, la Commission a systématiquement privilégié les dispositifs permettant aux personnes de garder le contrôle sur leurs données biométriques, qui devaient dès lors être conservées sur un support individuel (badge, clé USB, etc.) détenu par la seule personne concernée. La centralisation de tous les gabarits biométriques dans des serveurs gérés par le responsable du traitement biométrique, n’était admise qu’exceptionnellement en présence d’un « fort impératif de sécurité ». A l’inverse, les biométries ne laissant pas de trace, par exemple le réseau veineux de la main, étaient considérées comme moins risquées et les données pouvaient donc être centralisées dans une base de données. Toutefois, depuis plusieurs années, de nombreux outils se sont développés pour permettre de capter et de reproduire les caractéristiques physiques des personnes, aisément et à bas coût. Par exemple, s’agissant de la reconnaissance faciale, le développement des caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection, ainsi que l’exposition grandissante de photographies sur différents sites internet génèrent de nombreuses « traces numériques » du visage des personnes. Un constat identique peut être fait s’agissant de la reconnaissance vocale et du développement des dispositifs d’enregistrement de la voix, ou encore s’agissant de la reconnaissance du réseau veineux et des possibilités de captation de ces caractéristiques par caméra infrarouge. La CNIL a donc décidé d’adapter ses lignes directrices, en partant du constat que, désormais, toutes les caractéristiques biométriques peuvent être considérées comme laissant des traces. A ce titre, toutes les biométries présentent des risques élevés pour les personnes concernées.



Un vol en avion de chasse


Il y a quelques jours, j’ai accompli un vieux rêve : j’ai exécuté un vol en avion de chasse. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment décrire un tel vol, et je dois dire que j’ai pas mal hésité avant d’écrire un article sur le sujet. Mais après tout, si je ne fais pas part d’une expérience comme celle-là, ce blog n’a plus vraiment de sens. Lundi dernier, donc, je suis allé à l’aéroclub pour y accomplir mon vol. Si vous avez en tête une image grandiose, genre L’étoffe des héros, je vais vous décevoir. Le vol ne s’est pas fait sur un F-16, mais sur un Fouga Magister (l’ancien appareil de la Patrouille de France) : un avion conçu pour la voltige, certes, mais qui n’a en aucun cas le look d’un avion de chasse (il a des couleurs bien flashy). Mais une fois qu’on se retrouve à l’intérieur, on ne fait plus la différence avec un avion de combat. Si le vol a commencé plutôt doucement, je dois dire qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour effectuer un tel vol (d’ailleurs, il faut une attestation médicale pour pouvoir le faire). Car si c’est plutôt tranquille au début, le vol devient tout autre quand commence la phase de voltige ! J’ai compris la frénésie de la chose dès la première figure, quand je me suis retrouvé pressé contre mon siège en raison de la vitesse. La pression corporelle est colossale ! On doit encaisser 4,5 G dans certaines figures et le poids se voit alors multiplié d’autant ! On doit même se contracter autant que possible pour éviter le blackout ! Bon, j’ai bien conscience que, présenté ainsi, ça s’apparente davantage à un supplice, mais c’est en fait une sensation extraordinaire. Le plus brutal, en fin de compte, reste de basculer des G positifs aux négatifs en permanence. Ca, on peut dire que ça remue carrément. Je sentais mon estomac descendre et remonter sans cesse. Ce qui, bien sûr, n’est pas le meilleur moyen de conserver son déjeuner en place. Et même si j’ai aimé cette expérience, j’ai été content quand ça s’est arrêté et que nous avons pris le chemin du retour. A la descente de l’appareil, j’étais blanc comme un cachet d’aspirine, mais j’étais heureux comme un pape. Je ne risque pas d’oublier ce vol en avion de chasse avant longtemps ! Cliquez sur le lien pour le site du prestataire.

pilote (3)



Les différents corps


Il y a lieu de distinguer dans les organismes vivants complexes trois espèces de corps définis: 1° des corps chimiquement simples; 2° des principes immédiats organiques et inorganiques; 3° des éléments anatomiques organisés. Sur les 70 corps simples environ que la chimie connaît aujourd’hui, 16 seulement entrent dans la composition de l’organisme le plus complexe qui est celui de l’homme. Mais ces 16 corps simples sont à l’état de combinaison entre eux, pour constituer les diverses substances liquides, solides ou gazeuses de l’économie; l’oxygène et l’azote cependant sont simplement dissous dans les liquides organiques et paraissent fonctionner dans l’être vivant sous la forme de corps simple. Les principes immédiats inorganiques (sels terreux, phosphates, chlorures, sulfates, etc.) entrent comme éléments constitutifs essentiels dans la composition des corps vivants, mais ils sont pris au monde extérieur directement et tout formés. Les principes immédiats organiques sont également des éléments constitutifs du corps vivant, mais ils ne sont point empruntés au monde extérieur; ils sont formés par l’organisme animal ou végétal; tels sont l’amidon, le sucre, la graisse, l’albumine, etc., etc. Ces principes immédiats extraits du corps, conservent leurs propriétés, parce qu’ils ne sont point vivants; ce sont des produits organiques, mais non organisés. Les éléments anatomiques sont les seules parties organisées et vivantes. Ces parties sont irritables et manifestent, sous l’influence d’excitants divers, des propriétés qui caractérisent exclusivement les êtres vivants. Ces parties vivent et se nourrissent, et la nutrition engendre et conserve leurs propriétés, ce qui fait qu’elles ne peuvent être séparées de l’organisme sans perdre plus ou moins rapidement leur vitalité. Quoique bien différents les uns des autres sous le rapport de leurs fonctions dans l’organisme, ces trois ordres de corps sont tous capables de donner des réactions physico-chimiques sous l’influence des excitants extérieurs, chaleur, lumière, électricité; mais les parties vivantes ont, en outre, la faculté d’être irritables, c’est-à-dire de réagir sous l’influence de certains excitants d’une façon spéciale qui caractérise les tissus vivants: telles sont la contraction musculaire, la transmission nerveuse, la sécrétion glandulaire, etc. Mais, quelles que soient les variétés que présentent ces trois ordres de phénomènes; que la nature de la réaction, soit de l’ordre physico-chimique ou vital, elle n’a jamais rien de spontané, le phénomène est toujours le résultat de l’influence exercée sur le corps réagissant par un excitant physico-chimique qui lui est extérieur.



Les pesticides tueurs d’abeilles


Le gouvernement ne reviendra pas sur l’interdiction des néonicotinoïdes. Un peu plus tôt, le ministre de l’Agriculture s’était dit favorable à un retour de ces pesticides. Son collègue de l’environnement avait immédiatement contesté cette position. Le gouvernement a tranché. Il a confirmé lundi 26 juin l’interdiction prévue depuis 2016 des pesticides néonicotinoïdes à partir du 1er septembre 2018. « Dans le cadre des discussions sur le projet de loi ‘Droit à l’erreur’, le gouvernement a décidé de ne pas revenir sur les dispositions de la loi de 2016. Cet arbitrage a été pris à l’occasion d’une réunion tenue à Matignon le 21 juin », a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe dans un communiqué. Le chef du gouvernement a ainsi voulu éteindre le plus rapidement possible la polémique lancée ce matin par son ministre de l’Agriculture. Interrogé sur l’antenne de RMC/BFM, Stéphane Travert a déclaré vouloir revenir à partir de septembre 2018 sur la législation interdisant, sauf dérogation, ces insecticides accusés par certains d’être notamment responsables du déclin des abeilles.La législation française « n’est pas conforme avec le droit européen » qui est plus souple, a-t-il expliqué, estimant que certains pesticides « n’ont pas de produit de substitution ». « Nous avons un certain nombre de produits aujourd’hui qui ont été estimés dangereux et qui sont au fur et à mesure retirés du marché, mais (pour) d’autres produits où nous avons des impasses techniques, qui n’ont pas de substitutions, nous devons pouvoir autoriser des dérogations pour en permettre l’utilisation afin que nos producteurs continuent à travailler dans de bonnes conditions », a-t-il précisé, en indiquant toutefois que l’arbitrage du Premier ministre, Edouard Philippe, « n’est pas rendu ».



Le « courage » de l’insoumis


A peine arrivés à l’Assemblée nationale, les insoumis entament déjà une révolution. Et quelle révolution ! Rendez-vous compte : ils refusent de porter la cravate, comme l’exige la coutume dans cette institution ; ils n’applaudissent pas et ne se lèvent pas devant le nouveau président de l’Assemblée ; et lorsque vient l’heure de la pause-déjeuner, ils s’écrient : « nous ne mangerons pas dans une brasserie de riches ! ». Autant de combats émérites qui font que déjà, JLM en vient à comparer les Sans-Cravate aux Sans Culotte et sonne le glas de la Vème république…

Mais, une minute : et si tous ces actes courageux n’étaient que des rodomontades, des provocations aussi dénuées de sens que celles de Marine Le Pen ou de Trump dans leurs plus belles heures ? Et la question à un million de dollars : aurons-nous droit à ces facéties d’écoliers rebelles durant les cinq prochaines années ? JLM et son équipe ont arraché des postes qui leur permettront de faire leur show durant tout leur mandat de député. Aux journalistes d’être assez intelligents pour ne pas communiquer toutes leurs gesticulations et outrances. Mais dans une époque où le buzz est roi, pas sûrs qu’ils soient capables de ne pas tomber dans le piège. A défaut d’avoir compris l’Histoire, JLM et ses sbires ont au moins compris comment fonctionnent les médias. Nous aurons donc droit chaque semaine à notre dose d’insoumis dans le fil d’actualité. Quitte à en être écoeuré. Et pour ma part, c’est déjà le cas !