L’évolution de l’empreinte carbone en France


Le niveau de l’empreinte carbone est orienté à la hausse depuis 1995. Cependant depuis 2010, la tendance semble s’inverser. Compte tenu de l’augmentation de la population entre 1995 et 2016, l’empreinte, rapportée au nombre d’habitant, est stable sur cette même période. L’empreinte carbone par Français est estimée à 10,7 tonnes équivalent CO2 en 2016, soit une réduction de 5,5 % par rapport à 2010 (11,3 tonnes par habitant). Par rapport à 1995, l’empreinte carbone par français est relativement stable (+ 1,2 %). Pour l’ensemble de la population, l’empreinte carbone représente 698 millions de tonnes CO2e en 2016 contre 708 millions de tonnes CO2e en 2010 (-2,7 %) et 608 millions de tonnes CO2e en 1995 soit une hausse en niveau de 13,3 %. L’évolution de l’empreinte depuis 2012 (dernier calcul détaillé disponible) présente de faibles variations interannuelles. Entre 2012 et 2016, les émissions associées aux importations ont augmenté de 3,5 % alors que les émissions intérieures (ménages + activités économiques) ont diminué de 8,8 %. Ces émissions intérieures sont sensibles à la rigueur climatique annuelle ; en 2016, année plus fraiche que 2015, l’empreinte carbone est supérieure de 1,7 % à celle de 2015. Sur la période 2012-2016, l’empreinte carbone a baissé de 2,4 % et, de 4,2 % rapportée au nombre d’habitants. Les émissions associées aux importations ont quasiment doublé entre 1995 et 2016. L’augmentation de la demande finale de la France, qui a déterminé l’accroissement du niveau de l’empreinte, s’est accompagnée d’une hausse de la consommation de produits et de services importés. Pour autant, bien que les économies des pays exportateurs présentent généralement des intensités en GES plus élevées qu’en France, l’évolution de la part des GES associée aux importations ne signifie pas qu’un report de la demande finale importée vers la production intérieure aurait induit une baisse du niveau de l’empreinte. Contrairement à l’empreinte carbone, les émissions territoriales (inventaires nationaux) ont sensiblement diminué depuis 1995.



L’industrie automobile en Allemagne


Le mois dernier, j’ai participé à un incentive à Berlin au cours duquel j’ai discuté automobile avec des amateurs de belles voitures. Et fatalement, nous avons évoqué le dernier scandale en date qui touche l’industrie automobile allemande. Un scandale à côté duquel le dieselgate de 2015 pourrait sembler insignifiant. En effet, l’affaire des moteurs truqués ne concernait « que » le numéro un mondial de l’automobile. Maiscette fois, il intéresse la totalité de l’industrie automobile allemande ! Pour certains experts, c’est même le plus grand scandale économique que l’Allemagne ait connu depuis la guerre : les constructeurs automobiles allemands auraient cultivé dans le plus grand secret, et depuis plus de 20 ans, un cartel. Toute l’industrie automobile allemande, soit Volkswagen, Daimler, BMW, Audi et Porsche, convolait ainsi très discrètement entre Stuttgart et Wolfsburg depuis des années pour s’entendre sur leurs prix et bien d’autres sujets ! Ce cartel extrêmement puissant aurait permis à chacun des participants de se garder de la concurrence étrangère. Les concurrents étrangers n’y étaient d’ailleurs pas conviés, et Renault a été refusée d’entrée (ce qui suggère tout de même que la firme française a tenté d’en faire partie…). C’est Volkswagen qui a révélé cette nouvelle affaire. Cette stratégie peut sembler incroyable, surtout après l’affaire du dieselgate. Mais c’est justement ce dernier qui explique la position actuelle du numéro un mondial. Dans ce type d’affaire, la société qui se dénonce bénéficie toujours d’un traitement de faveur de la part des autorités anti-cartel. Le constructeur a donc fait le choix de se dénoncer plutôt que de se retrouver avec une autre amende record qui le mettrait sur les rotules. En tout cas, c’est une véritable catastrophe pour l’économie allemande : l’industrie automobile a toujours été a principale représentante du made in Germany, mais elle ne sortira clairement pas indemne d’un tel scandale. La réputation allemande pourrait bien être définitivement enterrée avec cette nouvelle affaire… Soit dit en passant, j’ai bien apprécié cet incentive à Berlin. Si vous cherchez une destination un peu originale, vous devriez y réfléchir. Voilà l’agence qui nous a pris en charge, si vous voulez avoir quelques suggestions d’activités originales à réaliser sur place… A lire sur le site de ce incentive à Berlin.



Soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle: Alexandre Djouhri interpellé à Londres


Arrêté par les policiers britanniques à l’aéroport de Londres Heathrow, M. Djouhri était visé par un mandat d’arrêt européen délivré par les juges d’instruction du pôle financier de Paris, ont indiqué les deux sources, confirmant une information du site internet de L’Obs. Cet intermédiaire financier, familier des réseaux de la droite française et proche de Nicolas Sarkozy, est au cœur de l’enquête ouverte à Paris en 2013 mais ne répondait pas aux convocations des enquêteurs. Les juges tentent de vérifier les accusations lancées en 2011 par l’ancien président libyen Mouammar Kadhafi et son fils Seif el-Islam selon lesquelles Nicolas Sarkozy avait bénéficié de leurs fonds pour sa campagne de 2007. Que lui est-il reproché ? Le parquet national financier a étendu les investigations en septembre 2016 à des soupçons de détournements de fonds à la faveur de la vente en 2009 d’une villa située à Mougins (Alpes-Maritimes), pour environ 10 millions d’euros, à un fonds libyen géré par Bachir Saleh, l’ancien grand argentier du régime de Kadhafi, évincé du pouvoir et tué en 2011. Or les juges soupçonnent Alexandre Djouhri d’être le véritable propriétaire et vendeur de ce bien et de s’être entendu avec Bachir Saleh pour fixer un prix d’achat « très surévalué », selon les éléments de l’enquête rapportés à l’AFP. Les deux hommes n’ont pas répondu à une convocation des enquêteurs de l’Office anti-corruption de la police judiciaire (Oclciff), le 7 septembre 2016. Les magistrats pensent aussi qu’Alexandre Djouhri a aidé M. Saleh à quitter la France au printemps 2012, alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt dans son pays. Une exfiltration qui lui a permis de rejoindre ensuite l’Afrique du Sud. Longtemps réputé proche des réseaux chiraquiens, et notamment de l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, Alexandre Djouhri s’était considérablement rapproché de Nicolas Sarkozy. Dans une série de conversations interceptées par les enquêteurs, l’homme d’affaires avait promis notamment de faire parvenir aux juges d’instruction une lettre, dans laquelle M. Saleh démentirait un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Le 21 mars 2014, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Michel Gaudin, s’enquerrait, « à la demande du président » de la démarche, dont on ignore si elle a abouti.



Je suis tombé dans la marmite


Il n’y a que les idiots qui ne changent pas d’avis. Et il se trouve que je suis loin d’être idiot. Donc, je change parfois d’avis, même sur des choses qui semblent inamovibles. Dernièrement, par exemple, je me suis rendu à Quimper pour y suivre un cours de cuisine. Si cela vous semble anodin, c’est que vous et moi ne sommes pas familiers : parce qu’à une époque pas si lointaine, tout ce qui touchait à la cuisine me donnait de l’urticaire. La simple idée qu’on puisse passer des heures en cuisine me révulsait ! Evidemment, les barquettes surgelées, à cette époque, étaient mes meilleures amies. Et puis, pour je ne sais quelle raison, un jour, j’ai commencé à cuisiner. Je ne sais toujours pas pourquoi aujourd’hui. Toujours est-il que j’ai commencé à cuisiner, et qu’en plus, j’ai aimé ça. J’ai remporté quelques succès auprès de mes amis, et cela a suffi à entretenir à jamais la flamme gastronomique en mon coeur. Aujourd’hui encore , je ne suis toujours pas un cordon bleu (et ne le serai sans doute jamais), mais je me débrouille suffisamment pour en donner l’illusion. Et le plus étonnant, c’est que je ne sais toujours pas pourquoi j’aime cuisiner. J’imagine que cela m’apaise, après une rude journée de travail. Cela peut sembler incompréhensible aux réfractaires de la cuisine, mais je crois qu’il n’y a rien de mieux que de se mettre aux fourneaux après une longue journée. Penser à des associations d’aliments permet de se focaliser sur autre chose que sur les problèmes de travail… Bref, si vous êtes un apôtre des plats micro-ondes, vous devriez essayer de vous y mettre. Parce que c’est à la mode, en plus d’être agréable. Ca se voit avec des émissions comme Cauchemar en cuisine et autres du même genre. Si j’ai longtemps jugé ce genre de programmes, aujourd’hui, je les suis avec passion. Parce qu’il est loin, le temps où je suivais les recettes au pied de la lettre. Aujourd’hui, je passe mon temps à créer de nouveaux plats, et j’adore puiser dans les idées des chefs pour aller plus loin sur le chemin de la gastronomie. Si j’ai pu tomber dans la marmite, c’est que n’importe qui peut tenter le coup ! Alors, qu’est-ce que vous attendez pour vous y mettre ? Je vous mets le lien vers mon cours de cuisine, si l’envie vous en dit… 🙂 Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de cet atelier de cuisine diététique à Quimper.

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Qu’est-ce que le commerce équitable ?


Les gens sont de plus en nombreux à connaître ce terme dont la notoriété atteint plus de 80% dans certains milieux. Mais cela ne signifie pas que tous soient en mesure de le définir, ni de distinguer les différents logos qui prétendent attester la qualité sociale ou environnementale des produits. D’ailleurs, le commerce équitable est plus large que le système codifié qui prétend en capter l’essence ; c’est d’abord un mouvement social qui revendique, depuis plusieurs décennies déjà, des échanges économiques plus justes entre le Nord et le Sud. Ce mouvement défend l’idée que la pauvreté des pays dits « sous-développés» ne s’explique pas tant par un retard de développement, mais qu’elle résulte de modalités commerciales désavantageuses fixées par les partenaires du Nord. Deuxièmement et plus concrètement, le commerce équitable repose sur les deux principaux systèmes de commercialisation qui se sont progressivement institutionnalisés au cours des dernières années pour proposer un marché alternatif régulé en fonction d’autres principes et impliquant d’autres acteurs que le commerce traditionnel: la filière intégrée et la filière labellisée du commerce équitable. L’une et l’autre s’appuient sur des ONG qui organisent le circuit commercial tout comme elles attestent les caractéristiques équitables des produits. Au sein de la filière labellisée, un logo apposé sur les produits offre cette garantie permettant de les identifier sur les linéaires de la grande distribution et même parmi la gamme de produits proposés par les grandes entreprises traditionnelles de l’alimentation. Du côté de la filière intégrée, cela se fait à travers une distribution spécialisée et relativement étanche qui mise d’abord sur l’engagement des différents acteurs tout au long de la chaîne à œuvrer pour un commerce équitable. Ce n’est pas le produit que l’on certifie dans ce cas, mais plutôt les pratiques des différents acteurs du circuit. Enfin, le commerce équitable représente aussi une idéologie selon laquelle le commerce et l’économie en général peuvent être mis au service du progrès social, de l’équité et des valeurs de solidarité entre les peuples et les individus. Dans cette perspective, il s’intègre à la grande famille de l’économie sociale et aux différentes formes de consommation responsable ou éthique. Bref, même si on l’y réduit parfois, le commerce équitable est beaucoup plus qu’un logo, qu’il soit apposé sur un produit comme dans le cas de la filière labellisée ou accolé à l’enseigne d’une boutique du côté de la filière intégrée. Mais le logo porte néanmoins tout le questionnement et toutes les critiques qui habitent le mouvement du commerce équitable à propos d’un système commercial qui semble reproduire, sous le couvert d’une rationalité économique, des rapports de domination issus d’une autre époque.



Taux de pauvreté : 14 % de la population en 2014


En 2014, en France métropolitaine, le niveau de vie médian de la population (personnes vivant dans un ménage) s’élève à 20 150 euros annuels et n’évolue pas depuis le début de la crise en 2008. Les familles monoparentales ont le niveau de vie le plus faible avec 14 660 euros annuels. Les 10 % de personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10 770 euros/an. Les 10 % les plus aisées ont un niveau de vie au moins 3,5 fois supérieur, au-delà de 37 260 euros/an. Le seuil de pauvreté, à 60 % du niveau de vie médian de la population (seuil retenu le plus souvent au niveau européen), s’établit à 1 008 euros mensuels. La pauvreté, mesurée par référence à ce seuil, concerne 8,8 millions de personnes soit 14,1 % de la population. En 2014, 65,8 % des ménages bénéficiaires du RSA socle vivent au-dessous du seuil de pauvreté contre 41,7 % des ménages qui perçoivent le minimum vieillesse. Le taux de pauvreté au seuil de 50 %, qui cible une population plus pauvre que le taux au seuil de 60 %, concerne 8,1 % de la population métropolitaine en 2014 contre 8,5 % en 2012. La composition de la population la moins favorisée se modifie peu : la pauvreté, au seuil de 60 % du niveau de vie médian, concerne 36,6 % des chômeurs et 31,1 % des inactifs, dont les étudiants. Hormis chez les 50-74 ans, la proportion de femmes en dessous du seuil de pauvreté est plus élevée que celle des hommes. Les familles monoparentales sont les plus pauvres avec un taux de 37,9 %. D’importantes disparités régionales sont également observées : en France métropolitaine, en 2013, la Corse, les Hauts-de-France, la région PACA et l’Occitanie présentent les taux de pauvreté les plus élevés ; en Corse, le taux de pauvreté est particulièrement élevé chez les personnes de 50 ans et plus, alors que dans la région Hauts-de-France, elle concerne plus particulièrement les personnes de moins de 30 ans. Cependant, ces disparités sont fondées sur les revenus disponibles et ne prennent pas en compte les différences du coût de la vie selon les zones géographiques.



Ecoute et consultanat


Mercredi dernier, j’ai suivi un séminaire à Amsterdam où la base du métier de consultant a d’après moi été nettement mise en évidence. La base de ce métier consiste en effet, plus que toute autre chose, à gérer les relations interpersonnelles. Et il ne s’agit pas seulement de contrôler les techniques de communication, comme le pensent souvent les consultants de la vieille école. Pour bien diriger son travail, bien communiquer et arriver à optimiser la capacité relationnelle des collaborateurs, le consultant doit surtout se connaître parfaitement lui-même, mais aussi être lucide quant à l’image qu’il renvoie aux autres. Enfin, il lui incombe d’ouvrir son propre cadre de référence à la compréhension générale. La notion de cadre de référence peut se définir grâce aux récurrences qui gouvernent les représentations et les comportements, qui constituent la logique dominante. Elle se définit comme l’ensemble des éléments visibles, à caractère permanent, ayant une incidence sur les faveurs cognitives et les agissements d’un individu. Sa reconnaissance permet une excellente compréhension des canons de communication et d’action d’autrui, et aussi de ses axes potentiels d’évolution. Entamer cette démarche pour lui-même tout d’abord permet au consultant non seulement de s’améliorer, mais aussi d’en maîtriser les ressorts lorsqu’il l’applique ensuite à autrui. Le consultant qui n’a pas avancé dans cette démarche a aisément tendance à imposer son propre cadre de référence, au lieu de se mettre en phase avec celui du client. Un mauvais choix qui se caractérise par une sanction immédiate : une réponse délivrée hors du cadre de référence de la direction a les plus grandes chances d’être refusée. Comprendre la logique dominante est donc l’une des clés de facilitation de la communication avec la direction. Une intervention de conseil, après tout, c’est on le dit souvent 70 % de communication ! Il est évidemment impossible d’imposer à autrui de bouleverser son cadre de référence. Toutefois, la prise de conscience est en soi un prélude de changement. Il est alors concevable de s’extraire de soi, de ne pas repousser systématiquement l’incompréhension et les torts. Dès cet instant, le consultant peut communiquer plus efficacement et totalement se consacrer à l’accompagnement des équipes, car il peut appréhender l’activité selon différentes perceptions et comprendre les différents acteurs en jeu. Fin du fin, il est capable de se taire pour écouter les autres. Toutes choses qui peuvent paraître évidentes mais sont rarement appliquées au quotidien. En tout cas, le propos de ce séminaire concorde complètement avec mes propres opinions, et je ne suis pas sorti de mon cadre de référence lors du séminaire. 🙂 Retrouvez plus d’informations sur l’organisateur de séminaire entreprise à Amsterdam.



Les traces biométriques


Depuis 2004, la CNIL a adopté plusieurs autorisations uniques et de nombreuses autorisations ou avis spécifiques en matière de traitements biométriques. Historiquement, elle a fondé sa doctrine en la matière sur la distinction entre les biométries dites « à trace » et les biométries dites « sans trace ». Certaines caractéristiques physiques laissent en effet des traces (par exemple, une empreinte digitale laissée sur un verre) qui peuvent être facilement ré- cupérées à l’insu des personnes concernées. Le traitement biométrique de ces données présente donc des risques élevés pour les personnes. Partant de ce constat, la Commission a systématiquement privilégié les dispositifs permettant aux personnes de garder le contrôle sur leurs données biométriques, qui devaient dès lors être conservées sur un support individuel (badge, clé USB, etc.) détenu par la seule personne concernée. La centralisation de tous les gabarits biométriques dans des serveurs gérés par le responsable du traitement biométrique, n’était admise qu’exceptionnellement en présence d’un « fort impératif de sécurité ». A l’inverse, les biométries ne laissant pas de trace, par exemple le réseau veineux de la main, étaient considérées comme moins risquées et les données pouvaient donc être centralisées dans une base de données. Toutefois, depuis plusieurs années, de nombreux outils se sont développés pour permettre de capter et de reproduire les caractéristiques physiques des personnes, aisément et à bas coût. Par exemple, s’agissant de la reconnaissance faciale, le développement des caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection, ainsi que l’exposition grandissante de photographies sur différents sites internet génèrent de nombreuses « traces numériques » du visage des personnes. Un constat identique peut être fait s’agissant de la reconnaissance vocale et du développement des dispositifs d’enregistrement de la voix, ou encore s’agissant de la reconnaissance du réseau veineux et des possibilités de captation de ces caractéristiques par caméra infrarouge. La CNIL a donc décidé d’adapter ses lignes directrices, en partant du constat que, désormais, toutes les caractéristiques biométriques peuvent être considérées comme laissant des traces. A ce titre, toutes les biométries présentent des risques élevés pour les personnes concernées.



Un vol en avion de chasse


Il y a quelques jours, j’ai accompli un vieux rêve : j’ai exécuté un vol en avion de chasse. Je ne pense pas qu’on puisse vraiment décrire un tel vol, et je dois dire que j’ai pas mal hésité avant d’écrire un article sur le sujet. Mais après tout, si je ne fais pas part d’une expérience comme celle-là, ce blog n’a plus vraiment de sens. Lundi dernier, donc, je suis allé à l’aéroclub pour y accomplir mon vol. Si vous avez en tête une image grandiose, genre L’étoffe des héros, je vais vous décevoir. Le vol ne s’est pas fait sur un F-16, mais sur un Fouga Magister (l’ancien appareil de la Patrouille de France) : un avion conçu pour la voltige, certes, mais qui n’a en aucun cas le look d’un avion de chasse (il a des couleurs bien flashy). Mais une fois qu’on se retrouve à l’intérieur, on ne fait plus la différence avec un avion de combat. Si le vol a commencé plutôt doucement, je dois dire qu’il faut avoir le coeur bien accroché pour effectuer un tel vol (d’ailleurs, il faut une attestation médicale pour pouvoir le faire). Car si c’est plutôt tranquille au début, le vol devient tout autre quand commence la phase de voltige ! J’ai compris la frénésie de la chose dès la première figure, quand je me suis retrouvé pressé contre mon siège en raison de la vitesse. La pression corporelle est colossale ! On doit encaisser 4,5 G dans certaines figures et le poids se voit alors multiplié d’autant ! On doit même se contracter autant que possible pour éviter le blackout ! Bon, j’ai bien conscience que, présenté ainsi, ça s’apparente davantage à un supplice, mais c’est en fait une sensation extraordinaire. Le plus brutal, en fin de compte, reste de basculer des G positifs aux négatifs en permanence. Ca, on peut dire que ça remue carrément. Je sentais mon estomac descendre et remonter sans cesse. Ce qui, bien sûr, n’est pas le meilleur moyen de conserver son déjeuner en place. Et même si j’ai aimé cette expérience, j’ai été content quand ça s’est arrêté et que nous avons pris le chemin du retour. A la descente de l’appareil, j’étais blanc comme un cachet d’aspirine, mais j’étais heureux comme un pape. Je ne risque pas d’oublier ce vol en avion de chasse avant longtemps ! Cliquez sur le lien pour le site du prestataire.

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Les différents corps


Il y a lieu de distinguer dans les organismes vivants complexes trois espèces de corps définis: 1° des corps chimiquement simples; 2° des principes immédiats organiques et inorganiques; 3° des éléments anatomiques organisés. Sur les 70 corps simples environ que la chimie connaît aujourd’hui, 16 seulement entrent dans la composition de l’organisme le plus complexe qui est celui de l’homme. Mais ces 16 corps simples sont à l’état de combinaison entre eux, pour constituer les diverses substances liquides, solides ou gazeuses de l’économie; l’oxygène et l’azote cependant sont simplement dissous dans les liquides organiques et paraissent fonctionner dans l’être vivant sous la forme de corps simple. Les principes immédiats inorganiques (sels terreux, phosphates, chlorures, sulfates, etc.) entrent comme éléments constitutifs essentiels dans la composition des corps vivants, mais ils sont pris au monde extérieur directement et tout formés. Les principes immédiats organiques sont également des éléments constitutifs du corps vivant, mais ils ne sont point empruntés au monde extérieur; ils sont formés par l’organisme animal ou végétal; tels sont l’amidon, le sucre, la graisse, l’albumine, etc., etc. Ces principes immédiats extraits du corps, conservent leurs propriétés, parce qu’ils ne sont point vivants; ce sont des produits organiques, mais non organisés. Les éléments anatomiques sont les seules parties organisées et vivantes. Ces parties sont irritables et manifestent, sous l’influence d’excitants divers, des propriétés qui caractérisent exclusivement les êtres vivants. Ces parties vivent et se nourrissent, et la nutrition engendre et conserve leurs propriétés, ce qui fait qu’elles ne peuvent être séparées de l’organisme sans perdre plus ou moins rapidement leur vitalité. Quoique bien différents les uns des autres sous le rapport de leurs fonctions dans l’organisme, ces trois ordres de corps sont tous capables de donner des réactions physico-chimiques sous l’influence des excitants extérieurs, chaleur, lumière, électricité; mais les parties vivantes ont, en outre, la faculté d’être irritables, c’est-à-dire de réagir sous l’influence de certains excitants d’une façon spéciale qui caractérise les tissus vivants: telles sont la contraction musculaire, la transmission nerveuse, la sécrétion glandulaire, etc. Mais, quelles que soient les variétés que présentent ces trois ordres de phénomènes; que la nature de la réaction, soit de l’ordre physico-chimique ou vital, elle n’a jamais rien de spontané, le phénomène est toujours le résultat de l’influence exercée sur le corps réagissant par un excitant physico-chimique qui lui est extérieur.